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Commentaires des séances de 'copie au carreau'
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La toile au Format 40F (81cm de large sur 100cm de haut) est préparée avec un fond peint en Acrylique Blanc sur lequel est tracée une grille de deux centimètres et marquée d'un point bleu aux intersections des lignes tous les dix centimètres.




Du lundi 6 au mercredi 8 septembre 2010, j'ai créé les pages pour présenter le suivi de ce "bouquet40F" de glaïeuls multicolores, converti et adapté les photos en images, puis imprimé au format carte postale 10x15cm avec la Selphy par sublimation thermique, le modèle quadrillé d'abord en une vue entière, ensuite en deux cartes, puis en huit cartes et enfin en 32 cartes pour les détails.

Le traçage au crayon des contours des éléments requiert beaucoup d'attention parmi les 2000 carreaux de la grille de 2 centimètres et j'ai commencé ce travail de dessin avec plaisir sans me presser en savourant le spectacle du "Temps qui passe" avec tout ce qu'il embarque, sans le suivre, bien campé devant ma toile posée sur le grand chevalet en bois.






Durant la journée du vendredi 10 et celle du samedi 12 septembre 2010, je commence l'arrière-plan représentant des rideaux afin de détacher le contour du haut des tiges de glaïeuls. Sur une toile de ces dimensions, 81 centimètres de large par 1 mètre de haut, la séance a été longue pour la partie peinte.

J'emploie du Blanc de Titane mélangé à des Verts pour tracer en pointillé puis du Blanc de Titane légèrement teinté de Rose Lefranc pour remplir les "manques", préparant ainsi le fond pour le modelé des rideaux par les reflets dans les ombres et les lumières.

La troisième vue ci-contre montre les trente deux cartes 10x15cm parmi la quarantaine de cartes du modèle quadrillé, posées à plat sur la table. Ces cartes imprimées par l'imprimante à sublimation thermique sont plastifiées en fin d'impression sont facilement transportables pour la 'recopie au carreau'.

Le traçage au crayon est terminé et la mise en couleurs du fond par du Blanc de Titane légèrement teinté de Vert Véronèse ou de Rose Lefranc se poursuit.

Mercredi 15 septembre 2010, le fond est mis en place en Vert sur la restant de la toile pour recevoir les couleurs de la décomposition des teintes. Cette toile de Format 40F donne l'impression que le bouquet est réel même seulement dessiné.

Lundi 20 septembre 2010, après quelques jours consacrés à la page d'images et de photos du parc ornithologique de Pont-de-Gau, je reprends cette peinture pour travailler le rideau de l'arrière-plan et poser quelques touches de couleurs sur les fleurs.


Je suis confronté à des questions de taille pendant les séances de cet essai de peinture et j'ai un grand besoin de m'évader de mon tabouret et de mon chevalet.

Mardi 21 septembre 2010, je suis allé faire le tour de l'étang de Berre afin de déplacer mon point de vue qui se situe au sommet du cône de vision, le soleil qui éclaire en permanence la scène change l'angle d'incidence qu'il forme avec le volume en décomposant les couleurs par effet prismique, tout au long de ma promenade sur 360 degrés horizontalement.

En effet, comme j'ai commencé cette toile avec un fond blanc, il m'est difficile d'obtenir les effets de lumière, de couleurs et de relief comme sur un fond noir sur lequel je pratique habituellement la "montée de la couleur vers la lumière", les volumes des éléments se construisant au fur et à mesure qu'on sort de l'ombre, du système RVB (Rouge.Vert.Bleu) au système CMJ (Cyan.Magenta.Jaune).

Je pense que si une personne est entrain de faire cet essai de peinture d'après mon suivi, elle doit constater également cette difficulté avec un résultat plat ressemblant à une image d'Epinay ou tout simplement une image de magazine ou une photographie dont les couleurs sont posées sur fond blanc de la plus claire à la plus sombre pour finalement une vue plate corrigée parfois par la netteté en profondeur de champ.

Mais je poursuis quand même l'expérience avec entêtement, persuadé de découvrir un secret de la couleur sur le Blanc, les adeptes de l'aquarelle possédant sûrement la clé que je recherche s'ils ont réussi à produire relief et profondeur.

La profondeur est à l'espace ce que le relief est au volume, le creux du vide et le plein de l'objet la limite étant le plan du subjectile qui est la toile à peindre. Faut-il un fond noir pour l'espace et un fond blanc pour les sujets? Evoquer les atmosphères à transparences et densités diverses comme la brume légère et le lourd vase en cristal constitue un terrain d'étude riche en contemplation et constation mais, comme on voit tout faux, tout n'est que leurre dans la recherche du réel.

En effet, deux objets identiques en dimensions sont aperçus différemment en grandeur, l'éjoigné vu plus petit que le proche. Tout comme un mot sans voyelle est muet, il n'y a pas d'image sans lumière.

Pourtant l'existence est indéniable faisant apparaître la perception comme un mécanisme à conditions sans parler des illusions optiques créées par le temps qui modifie la structure de la vue dans le présent, le passé imminent en mémoire et le futur en direction duquel est lancée par inertie la machine à "voir" aux composants sans cesse en fluctuation par le mouvement de regarder, garder encore et encore en archive où luisent par ordre de préférence ou par choc de l'imcompréhensible réclamant un Temps de réflexion et d'analyse, toutes ces lucioles semblables aux étoiles d'une nuit claire dont bon nombre sont déjà éteintes, leur image arrivée à la vitesse de la lumière jusqu'à nous.

Cette prose interminable prouve mon errance tous azimuts dont la pratique de la peinture en mode lunaire est certainement la cause. Mais revenons sur Terre en nommant louviou et le jean de la lune afin de faire, en barbouillant, des exercices pour élucider les mystères de l'IMAGERIE par l'étude de la perception, de soi-même en fin de compte, le plus précieux des objectifs de la Vie.

Pour vérifier l'hypothèse émise plus haut dans le texte, je vais donc essayer de peindre sur un fond noir le vase en verrre considéré comme de l'espace par sa transparence permettant de distinguer les tiges des fleurs ainsi que l'espace situé derrière le vase et qui contient le rideau. Le contenant est alors l'espace et le contenu l'ensemble des objets qui sont ici les tiges dans l'eau du vase et le rideau derrière.

Je remercie le lecteur d'avoir eu la patience de parcourir ces lignes de réflexion au texte disparate dû à la recherche d'un quelconque motif valable pour un futur essai à fin de vérification de mon idée sur les raisons de l'emploi du fond noir et du fond blanc pour peindre respectivement les espaces et les volumes.

  

Englobant le vase en verre à peindre comme un espace transparent, un pavé de 8 carreaux sur 16 carreaux est peint en Noir, les intersections des lignes de la grille marquées d'un point rouge, puis d'un point jaune tous les 10 centimètres.

Jeudi 23 septembre 2010, je commence le vase sur son pavé noir et le constat est flagrant. Quelques touches de couleurs confirment la bonne idée de peindre sur fond noir.

Vendredi 24 septembre 2010, tout en douceur apparente, je continue à peindre le vase avec, en transparence, les tiges vertes plongées dans l'eau.
Il reste à mettre à niveau le pourtour avec le fond qui est le rideau en mettant des touches dans les 'manques' qui apparaissent en de minuscules parties sombres. Les fleurs en rose, en jaune, en orangé, en rouge, en violet et en blanc seront travaillées une par une en même temps que les boutons en Vert sur les tiges.
Beaucoup de séances seront nécessaires pour achever cette grande toile et autant de plaisir.

Samedi 25 et dimanche 26 septembre 2010, je raccorde le pourtour du vase au fond et mets en place quelques glaïeuls de couleur Orangé avec essentiellement du Corail de chez L&B.
Une belle promenade pour établir un futur trajet de safari-photos à Beaucaire, Nîmes, Remoulins, Avignon en passant par Villeneuve-lèz-avignon et Fontvieille (hot-dogs, beignets, etc.) pour nous éblouir des paysages allumés par un soleil radieux d'automne au ciel de Provence parsemé de quelques nuages blancs.

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